Tout le monde a droit à la puissance : Même et surtout l’open source. Car on l’oublie trop souvent, le libre n’est pas seulement utilisé pour les systèmes d’entrée de gamme, pour lesquels le prix est un facteur déterminant. Il l’est aussi pour certains des systèmes les plus puissants et critiques de la planète, pour lesquels la performance, la flexibilité et la souveraineté sont clés. Un seul exemple : TERA10, le plus puissant supercalculateur conçu en Europe (et le 7e supercalculateur au monde en terme de puissance), conçu par Bull pour le CEA. Dédié à la simulation nucléaire, il développe plus de 52 Teraflops avec 10000 cœurs de processeurs dans 625 serveurs linux en Cluster. En intégrant 80% de code open source, 15% de code partenaire et 5% de code Bull à haute valeur ajoutée, TERA10 a pu être conçu et rendu opérationnel dans des temps records, avec un haut niveau d’adaptabilité et de sécurité. Jusqu’alors réservées aux grands centres de recherches, les solutions de calcul haute performance sont d’ailleurs en pleine démocratisation. C’est tout le sens de l’initiative 2 – Accélérer l’innovation - du programme LIBERATE IT (7i) de Bull. Tout comme on imaginait hier un PC sur le bureau de chacun, verra t’on demain la capacité d’un supercalculateur (ou l’accès à cette puissance en mode ASP) sur le bureau de tous ? C’est encore futuriste, mais cet avenir s’approche à grand pas…
Jean-Christophe Spilmont