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2005 s’est avérée une année charnière pour la prise de conscience du potentiel de l’Open Source. Nul doute que 2006 sera une année décisive dans l’accélération de son déploiement .
Car s’il faut du temps pour que les technologies s’affinent et pour que les esprits évoluent, l’Open Source est en train de prendre désormais une place décisive dans les systèmes d’information. En effet, quatre grands phénomènes accélèrent aujourd’hui irrémédiablement son développement :
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Une dynamique de masse : la puissance de l’Open Source, aujourd’hui, c’est celle des grands nombres : la contribution de dizaines de milliers de développeurs, l’implication de milliers d’instituts de recherche ou laboratoires privés et l’utilisation par des millions d’utilisateurs de par le monde, tous reliés via Internet dans un cercle de développement vertueux. Tout ceci crée une formidable dynamique de masse. Linux est passé en quelques années du statut de challenger des systèmes d’exploitation à celui d’un leader. Nul doute que le mouvement qui s’esquisse aujourd’hui sur les couches middleware (serveurs d’application, bases de données…) aura le même impact.
La convergence d’intérêts stratégiques : La force du modèle Open Source, c’est qu’il bénéficie à tout le monde : les développeurs s’impliquent dans la technologie, les utilisateurs maîtrisent leurs environnements, les industriels mutualisent une part de leur R&D et abaissent leurs coûts d’infrastructure. Le temps est loin où l’Open Source était perçu comme un mouvement purement alternatif ou universitaire, déconnecté du monde industriel. Aujourd’hui, il n’y a pas un grand laboratoire industriel qui ne suive et ne s’appuie au moins partiellement sur l’Open Source. Les éditeurs sont de plus en plus nombreux à développer des stratégies Open Source, afin de renforcer leurs avantages compétitifs ou de se concentrer sur les fonctionnalités et les services à forte valeur ajoutée. Aujourd’hui l’Open Source est fortement tirée par les contributions des grands centres de développement, dont ceux d’Echirolles/France et de Phoenix/USA de Bull.
L’adaptation aux infrastructures critiques : souveraineté, masse critique de développeurs, optimisation des coûts, nouvelles offres de support clés en main via des prestataires spécialisés,l’Open Source offre aujourd’hui des arguments puissants, y compris pour les applications critiques. Qui se souvient que l’infrastructure logicielle du réseau des réseaux repose majoritairement sur des composants Open Source ? Une autre démonstration éclatante : le logiciel de Tera-10, le titan que Bull vient de livrer au CEA comporte près de 80% de code issu de logiciels libres, les 20% restants étant du code propriétaire et un noyau de code Bull spécifique.
La simplicité : dernier facteur de succès notable : la simplicité, alliée à une totale liberté d’usage. Une solution n’aura de succès que pour autant qu’elle soit facile à déployer ! En offrant une totale liberté – on peut télécharger, expérimenter et déployer à sa guise - l’Open Source offre déjà d’énormes atouts. Le développement de prestataires de services et de support spécialisés lève aujourd’hui un dernier frein aux déploiements : un packaging prêt à l’emploi et un support 24x7.
L’Open Source offre ainsi une formidable opportunité aux entreprises et administrations qui, après avoir bénéficié des « commodités » matérielles, voient aujourd’hui s’esquisser la « commoditisation » des infrastructures logicielles. Une source à la fois de standardisation, de flexibilité, de souveraineté et d’économies, qui pourront être investies dans la réduction des coûts comme dans les fonctions à plus haute valeur ajoutée.
Comment les entreprises peuvent elles tirer au mieux profit de ces avantages? Trois pistes s’ouvrent à elles :
Tout d’abord, optimiser leurs coûts d’acquisition et d’exploitation des plates-formes , en conjuguant le meilleur des serveurs ouverts et le meilleur des piles de logiciels libres. C’est tout l’intérêt du déploiement d’infrastructures serveurs sur Linux. Même si l’offre de Microsoft apporte aussi des avantages élevés, basés eux sur une approche propriétaire, mais également efficace, de la « commoditisation ».
Ensuite, réduire leurs coûts d’exploitation en substituant au cas par cas des infrastructures coûteuses existantes par des infrastructures middleware « commoditisées » basées sur du libre : bases de données, serveurs d’applications, etc…Une migration qui peut être facilement effectuée, pour autant que les applications ne présentent pas trop d’adhérence aux infrastructures de base. Une approche particulièrement adaptée aux infrastructures non stratégiques, qui ne sont pas au cœur du système d’information, mais représentent une part non négligeable de son coût.
Enfin, exploiter au mieux le libre dans le déploiement de nouvelles applications . Ceci en choisissant, en fonction des besoins spécifiques de l’entreprise, le meilleur « mix » entre logiciels libres et logiciels éditeurs, selon les contraintes en matière de fonctionnalités, de performances ou de charge. Il est clair que le code libre ne couvre pas la totalité du spectre des besoins et qu’une partie importante reste adressée par des logiciels d’éditeur, en particulier dès qu’il s’agit de spécialité : c’est le cas par exemple de la sécurité, où Bull est éditeur, car il y a une course très rapide à la fonctionnalité nouvelle, liée à l’évolution des technologies et aux nouvelles menaces. Les logiciels libres ont démarré avec un spectre de fonctionnalités moins étendu que les logiciels dits propriétaires, mais ils sont par cela même souvent très robustes techniquement. Enfin, la zone dite « de confort » des logiciels libre progresse constamment, y compris en puissance, permettant d’envisager de plus en plus la mise en œuvre de ces nouvelles commodités logicielles, tout comme le microprocesseur grignote constamment les puces spécifiques dans le matériel. La bonne pratique sera d’utiliser les deux types de code.
Cette démarche suppose de résoudre un triple défi : Bénéficier de plates-formes tirant le meilleur parti de l’Open Source. S’appuyer sur des outils middleware puissants en Open Source. Et enfin disposer d’experts ayant une connaissance globale à la fois des solutions libres, des solutions éditeurs, des méthodologies projets et des enjeux métiers. Ceci pour assurer les arbitrages, intégrer l’ensemble, effectuer les développements spécifiques nécessaires, et supporter le tout de manière adaptée aux enjeux métiers.
C’est tout le sens de l’engagement de Bull, architecte d’un monde ouvert. Premier acteur européen de l’Open Source, Bull a défini une démarche complète pour répondre à ces défis, avec :
Le lancement dès 1998 du programme NovaScale, qui a permis d’aboutir dès 2003 à une plate-forme ouverte de classe mainframe combinant le meilleur des commodités matérielles et logicielles.
La fondation en 2002, avec l’INRIA et France Télécom, du consortium ObjectWeb devenu aujourd’hui l’un des 3 grands consortiums mondiaux de l’Open Source et la première forge en matière de middleware.
Et enfin, le lancement en novembre 2005 de l’offre de services globale « Libre Energie ».
Composante majeure de la stratégie Open Source de Bull, Libre Energie constitue la première offre globale de services et de support industriel autour du libre en Europe : support (Libre Accès), portage (Libre Echange), développement (Libre Services) et intégration (Libre Entreprise). Une offre parachevée par le lancement de NovaForge, forge industrielle partagée, internationale et sécurisée, assurant l’industrialisation optimale des développements et de l’intégration.
Le vif intérêt que cette annonce a reçu souligne la forte attente du marché.
A n’en pas douter, 2006 sera une année phare pour le déploiement effectif de l’Open Source !
En complément, Bull annoncera au salon Linux Solutions 2006, une offre liée au poste de travail.
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