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Depuis plus de 2 ans, Bull a créé des centres de service en France et à l’international. Dans quel contexte économique ces centres de service s’inscrivent-ils ?
Aller plus vite, créer des avantages concurrentiels, produire mieux et à moindre coût, se moderniser : la pression sur les entreprises et les administrations est de plus en forte. Le système d’information devient vital pour la chaîne de valeur de l’entreprise. Il doit supporter pleinement la vision métier de l’organisation en intégrant leurs nouvelles donnes stratégiques, règlementaires, commerciales ou encore organisationnelles et opérationnelles. |
Les entreprises et les administrations sont donc amenées à développer de nouvelles applications, à mettre en place de nouveaux services et à ouvrir leur SI, en s’appuyant sur les nouvelles technologies.
Bull se devait d’évoluer pour aider ses clients à relever ses nouveaux défis : apporter plus de valeur, aller plus vite, produire moins cher. L’organisation en centres de service répond à ces exigences. Elle permet de tirer pleinement parti de la rationalisation des moyens du ‘back office’ (outils, méthodes, processus) et de la mutualisation des compétences et des expertises.
Ainsi, un même projet de développement va pouvoir être réparti entre plusieurs centres pour s’appuyer sur les meilleures expertises, quelle que soit leur localisation géographique, tout en étant structuré autour des mêmes outils, méthodes et processus. Cette industrialisation est la clé de voûte de nos centres de service.
Comment fonctionnent ces centres ?
La force des centres de service de Bull reposent sur deux aspects essentiels : la structure en réseau et l’utilisation d’une plate-forme commune de développement logiciel, NovaForge.
Nos centres de service sont reliés entre eux et leur dimension internationale est un vrai « plus » de Bull. Aujourd’hui, Bull compte des centres de service spécialisés en France, aux USA, au Brésil, en Chine et en Pologne, en complément bien sûr des équipes et des divisions services présentes dans les dizaines de pays où Bull est implanté sur tous les continents. Certains de ces centres sont spécialisés sur des technologies ou des métiers, ce qui permet de concentrer des ressources dans un même lieu de compétence et d’en faire des viviers d’experts. L’organisation en centres de service en réseau permet de gagner en réactivité, par une plus forte capacité de montée en charge et de produire à moindre coût grâce à des outils permettant l’accès en permanence aux informations nécessaires à chaque projet.
Ainsi, chaque centre de service utilise des méthodologies, des processus et des outils partagés. Au cœur de ce dispositif, NovaForge s’appuie sur un ensemble d’outils basés sur les dernières avancées des technologies Open Source, intégrés et mis en œuvre par la R&D de Bull dans ses propres programmes de développement réparti. NovaForge a pour objectif :
de réduire la charge de développement ;
d’optimiser la gestion des coûts et des délais ;
d’améliorer la qualité des livrables ;
de faciliter l’appropriation du projet par les différents acteurs ;
de maîtriser le suivi de processus de développement ;
de réduire les risques, notamment par une vision partagée des paramètres.
Cette plate-forme est au cœur de notre démarche d’industrialisation des services. Elle est utilisée à la fois sur les projets de développement ou de rénovation d’applications en environnement J2EE, PHP ou .net, la TMA ou la Tierce Recette Applicative industrielle.
NovaForge a été conçue pour simplifier et automatiser l’environnement de développement. Le poste de développement repose sur des outils standards pour permettre aux développeurs de se concentrer sur le codage des règles métiers et de maîtriser la complexité. C’est aussi un point de convergence entre tous les acteurs, quel que soit le stade du projet, car NovaForge est personnalisée selon les rôles et permet à tous les « corps de métiers » d’intervenir dans le processus de développement.
Enfin, NovaForge permet de répondre à la problématique de la transparence entre le client, le ‘front-office’ et le ‘back-office’, grâce à des outils de pilotage et des espaces collaboratifs. Chaque acteur a ainsi une vision identique du projet, qu’il s’agisse en amont des spécifications ou des tests et du processus de recette.
Comment voyez-vous la répartition des rôles entre le client et les centres de service ?
L’enjeu est important : il s’agit de maîtriser en permanence le processus de développement, de s’assurer que le code produit répond aux critères qualité définis et est en adéquation avec les exigences du client.
NovaForge est un levier à plusieurs titres :
le portail dédié au client donne accès aux informations de suivi dont il a besoin ;
le module de pilotage permet la remontée des données agrégées des informations unitaires et des indicateurs qualitatifs, permet de suivre les demandes et les événements et fournit des tableaux de bord ;
l’intégration continue et les tests permettent une mesure quotidienne de la qualité produite.
A cet outillage collaboratif vient s’ajouter le dispositif de gestion de projet, avec des rôles et des responsabilités clairement définis entre la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre, l’utilisation de méthodes standard comme CMMI* et une structure qualité projet rigoureuse.
Quelle est l’évolution de ces centres en France ?
Nous avons privilégié en France la stratégie de proximité avec nos clients (‘nearshore’). Aujourd’hui quatre centres de service répartis sur le territoire regroupent des compétences comme Java J2EE, Open Source et aussi des expertises spécialisées, comme la mobilité pour le centre de service de Bordeaux ou encore les solutions pour les collectivités territoriales.
Ce concept de ‘nearshore’ permet d’avoir une certaine agilité pour coller au plus près des besoins de nos clients tout en assurant une force de production industrielle.
NovaForge : Usine de développement logiciel
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*CMMI : Capability Maturity Model Integration
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