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Juin 2007
Temps forts
L’ouverture, accélérateur d’innovation et de croissance

Les 10 et 11 mai, pour la seconde année consécutive, Bull réunissait ses grands clients internationaux. Cette fois, l’événement avait lieu à Barcelone, l’Espagne étant un espace économique particulièrement dynamique dans lequel Bull a de grandes ambitions.

Le thème du séminaire portait sur l’innovation, tant pour son rôle dans la dynamique de compétitivité de l’entreprise, que pour les conditions nouvelles dans lesquelles elle est développée et déployée.

James Bellini, journaliste de télévision anglo-saxon, conférencier et écrivain, qui se définit comme un « historien du futur », a donné sa vision des changements fondamentaux en train de révolutionner le monde économique. Premier changement : le fait que l’innovation n’est plus conditionnée par le facteur technologique. C’est désormais à la satisfaction des aspirations de chacun de leurs clients que les entreprises doivent s’atteler en priorité. Ce qui implique de mobiliser tous les moyens pour connaître et comprendre une clientèle constituée de la somme complexe d’individualités. Le deuxième changement majeur est la naissance de réseaux d’innovation, facilitée par le partage d’information sur Internet et par la création de communautés se formant pour des besoins spécifiques, mettant en commun une intelligence qu’une entreprise seule ne peut mobiliser. Pour faire face à ces exigences, une informatique ouverte doit permettre à l’entreprise de capter les aspirations de ses clients et de fédérer l’intelligence de ses réseaux.

Didier Lamouche, Président-Directeur Général de Bull a donné ensuite la vision de Bull en insistant tout d’abord sur l’émergence de nouvelles technologies reflétant le rôle désormais essentiel d’Internet comme plate-forme d’échange et de plus en en plus comme plate-forme applicative à l’échelle mondiale. Avec comme conséquence, l’évolution du centre de données plus rapide que jamais. Des « téra architectures » apparaissent, mises en œuvre par des technologies standards. Bull, qui a construit le plus grand calculateur jamais conçu en Europe, maîtrise toutes les technologies pour fournir les ‘fermes informatiques’ de demain. Didier Lamouche a ensuite évoqué les impacts sociétaux majeurs que ces révolutions amènent. Le rôle d’Internet dans la vie de tous les jours, l’importance croissante des individus et des réseaux sociaux, les risques persistants d’inégalités, autant de facteurs à reconnaître et sur lesquels agir. Au bout du compte, les conséquences sur le système informatique sont multiples : performance, fiabilité, ouverture, sont des enjeux dont le degré de magnitude est sans commune mesure avec celui du passé. Le rôle fondateur de Bull dans tout cela : capter l’intelligence du monde et libérer les systèmes d’information.

Comment l’innovation est-elle développée aujourd’hui ? Quel est l’impact de l’Open Source et des communautés dans le cycle d’innovation ? Pour Kim Polese, Directeur Général de SpikeSource, qui participa au lancement de Java et qui créa ensuite une société qui fut à l’origine des technologies Internet les plus répandues du marché, les choses sont claires : plus rien n’est comme avant. L’innovation se développe désormais en dehors des quatre murs de l’entreprise, au travers de partenariats étroits impliquant des acteurs du marché et aussi leurs clients. Et l’Open Source est aujourd’hui un catalyseur extraordinaire d’innovation, les communautés n’en étant plus à « cloner » des logiciels déjà existants, mais bien à développer de toutes nouvelles applications. En guise de conclusion, Kim Polese a recommandé d’adopter sans tarder les technologies de collaboration pour créer au sein de l’entreprise un espace de dialogue et d’innovation.

Comment l’innovation se développe-t-elle au sein d’une grande entreprise multinationale ? Jean-Pascal Aubert, DSI de SITA a donné les clés du succès : une expérimentation rapide, l’écoute des utilisateurs qui sont souvent des agents d’innovation très efficaces, la mise en place de technologies de collaboration. Il a donné des recommandations très pragmatiques : accepter les erreurs sans arrière-pensée, ne pas hésiter à mixer les technologies nouvelles et anciennes afin de sécuriser la démarche technique et d’accélérer la mise en œuvre des innovations.

La deuxième session du vendredi était consacrée aux réponses de Bull face à ces enjeux, avec Jean-Pierre Barbéris, Directeur Général de Bull Services et Solutions, Philippe Miltin, Vice-Président de Bull Produits et Systèmes et Hassan Maad, Directeur Général de Bull Evidian. Jean-Pierre Barbéris a insisté sur les solutions de Bull qui autorisent le développement très rapide des écosystèmes d’innovation (tels que les communautés Open Source), des technologies de collaboration et de l’accès simplifié aux ressources, de façon sécurisée. Philippe Miltin a donné les grandes lignes de la stratégie technologique de Bull, fondée sur la mise en œuvre de systèmes gérant les usines de calcul de demain. Et Hassan Maad a présenté les nouveaux paradigmes pour la mise en place d’une sécurité globale, interne et externe à l’entreprise.

Fournissant des retours d’expériences innovants, de nombreux clients sont venus témoigner : José Antonio Martin Pérez de l’Office espagnol des Brevets et Marques, Georgi Grigorov de l’Agence des Douanes bulgares, Graham Horton de Nissan Europe ont tous présenté des réalisations qui démontraient la capacité de Bull à être l‘Architecte d’un monde ouvert®.

Pas d’innovation sans exemples concrets ! Au cours de ces deux jours, plusieurs partenaires de Bull sont venus démontrer certaines de leurs technologies et applications les plus remarquables. Bruno Flament du CEA LETI présentait une technologie d’interface homme/machine étonnante fondée sur des microcapteurs et Jérémy Farret de Parallel Geometry une approche révolutionnaire de la modélisation de systèmes en trois dimensions. Avec une mention spéciale pour Dassault Systèmes, qui, avec Benoît Pouyet et Céline Bayer, démontrait la mise en œuvre d’un site Internet permettant le partage d’objets 3D, Bull fournissant la plate-forme technique de cette application.

Barcelone 2007 ? Deux jours d’échanges à très grande vitesse, quelques heures avant le Grand Prix de Formule 1 qui devait s’y courir le dimanche suivant. Bull en 2007 ? Une société au cœur des grands changements technologiques et sociétaux, fédérant des réseaux d’innovation, plus que jamais au service de ses clients.

Voir la video : nos clients témoignent

Innovation: porte ouverte sur le futur

Dr James Bellini, conférencier au séminaire international de Bull à Barcelone, a analysé les changements majeurs concernant les processus d’innovation. Voici, pour les lecteurs de Bull Direct, une synthèse de ses propos.

L’émergence d’une nouvelle psychologie des consommateurs
Depuis quelques années, nous observons un changement complet de la psychologie des consommateurs. Ils ne veulent plus acheter des produits. Ils recherchent une pratique consumériste qui satisfasse leur désir de personnalisation et d’authenticité. Nous sommes là dans une ère où le consommateur projette ses aspirations personnelles lorsqu’il s’adresse à un fournisseur ou à une marque. Il s’attend à ce que cette relation soit spécifique, personnelle et qu’elle lui apporte, au-delà du produit, de la reconnaissance, un statut, un réseau, etc.

Innovation : vers une nouvelle approche
En conséquence, le processus d’innovation doit être réinventé. Au fil du temps, de profonds changements sont intervenus. Il y a 100 ans, toutes les innovations étaient tirées par les technologies (‘technology-driven’). Les entreprises inventaient un produit et espéraient que des clients l’achèteraient. Rappelons le concept de la Ford-T, une voiture très bien conçue, de grande qualité, à la portée de chacun, à un prix qui ne permettait pas de choisir une option, ni même une couleur…Puis, il y a 50 ans, nous sommes entrés dans l’ère de l’innovation tirée par les clients (‘customer-driven’), qui consistait à écouter les besoins des clients, à tenter de les regrouper en segments de marché et de les adresser avec des produits adaptés.
Ce temps n’existe plus. Désormais, les entreprises doivent se concentrer sur les attentes précises de leurs clients (‘customer-outcome driven’). Les segments de marché n’existent plus ou, du moins, ont-ils tendance à disparaître. La révolution numérique autorise désormais les entreprises à développer un profil numérique de leurs clients (qui sont-ils ? que veulent-ils être ? que peuvent-ils acheter ? etc.), leur permettant de se concentrer précisément sur des individus et de les cibler avec des propositions de vente pertinentes.

Innovation : le modèle ‘pull’
Pour être compétitives, les entreprises doivent désormais intégrer la vision de leurs clients dans leur processus d’innovation. C’est la méthode d’innovation ODI (‘Outcome-Driven Innovation’), un concept bâti sur le fait de porter l’externalisation le plus loin possible, en intégrant le client à toutes les étapes et en mesurant la valeur de ce qu’il est prêt à mettre dans la transaction.
Au 20ème siècle, les entreprises innovaient sur le modèle ‘push’. Elles tentaient d’anticiper la demande et déplaçaient leurs rares ressources en conséquence. En somme, les entreprises minimisaient leurs coûts, plutôt que de comprendre ce que les clients voulaient vraiment. De fait, ce modèle les empêchaient d’expérimenter ou d’apprendre, parce qu’elles craignaient de commettre des erreurs ou de gaspiller des ressources. Le modèle d’innovation qui réussira dans le futur est basé sur la génération d’idées à partir d’une matrice complexe de ressources créatives externes, qui peuvent être aussi bien des clients que des communautés ou même des partenaires commerciaux. C’est la culture novatrice du ‘pull’.

L’essor des réseaux numériques permet la co-création et les écosystèmes d’innovation
La technologie est vitale. Auparavant fer de lance de l’innovation, elle est maintenant le support au cycle d’innovation tirée par les individus (‘people-driven innovatory cycle’). Les réseaux numériques sont les leviers de cette innovation, car ils facilitent considérablement la coopération entre les nouveaux acteurs du cycle d’innovation. Les logiciels libres, qui contribuent fortement à l’innovation, n’auraient pas vu le jour sans les technologies Internet. Les technologies ouvertes permettent aussi la co-création, comme le développement de réseaux d’expertises et de créativité. Aujourd’hui, nous voyons les projets Open Source investir de nouveaux domaines. C’est le cas du projet OScar, dont l’objectif est de concevoir une voiture en utilisant l’intelligence collective d’une communauté.

Les réseaux numériques et le comportement des consommateurs vont modeler les méthodes d’innovation dans le futur
En conclusion, il est vital pour les entreprises de mettre en place les fondations technologiques qui leur permettront d’écouter leurs clients et d’enregistrer leurs relations avec eux. Les mêmes fondations technologiques s’appliqueront au développement de réseaux de co-création, qui tireront parti des communautés et des partenaires commerciaux.
Et bien entendu, être prêt au changement radical dans la psychologie des consommateurs est tout aussi important. Ainsi, les entreprises pourront faire face à l’appétence des consommateurs (‘aspirational customer”) et à la complexité des transactions associées. Elles doivent se préparer à interagir avec leurs clients, non seulement sur la base d’informations ou de données, mais aussi et surtout sur la base de l’histoire qu’ils ont eue ensemble

Pour plus d’information www.jamesbellini.com, ou contactez-le : JAMESDrbellini@aol.com

 
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