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Les impératifs de continuité de service et de sécurité et leur prise en compte dans nos centres d’hébergement et d’infogérance
Entretien avec Philippe Pauty, Directeur du ‘Data Center’ de Bull à Trélazé
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Les ‘Data Centers’ de Bull sont au cœur de l’activité d’infogérance de Bull. Comment percevez-vous l’évolution des besoins de vos clients vis-à-vis de ces infrastructures ?
Les DSI doivent traiter des volumes de données en forte augmentation. C’est la conséquence de l’ouverture des Systèmes d’Information (SI), de la mise en place de nouveaux services ou encore de la prise en compte de nouvelles réglementations qui les amènent à lancer de nombreux projets de rénovation, de modernisation, voire de transformation de leur SI.
Pour répondre très vite aux besoins des métiers, ils doivent satisfaire aux exigences de service de plus en plus élevées des directions opérationnelles, en termes de taux de disponibilité des applications critiques, de rapidité d’accès aux données et de continuité de service. Ce sont des impératifs absolus. Or les DSI sont confrontés en parallèle à la gestion des risques menaçant la sécurité et la disponibilité de ces applications. Ils doivent pour cela mettre en œuvre des dispositifs leur assurant une visibilité totale de leur SI et une sécurité sans faille. Cela passe, entre autre, par des dispositifs de sauvegarde et de réplication entre les sites distants, en intégrant parfois de très fortes contraintes propres à leur métier, comme la distance entre les sites de production et de secours (distance supérieure à 300 Kms pour certains métiers).
L’arrivée massive de serveurs à haute densité a un impact immédiat sur les ‘Data Centers’ : certains sont littéralement saturés ou en passe de l’être et la densité des infrastructures informatiques devient une préoccupation majeure, avec de surcroît, les problématiques de consommation électrique et de dissipation thermique. La conception initiale de nombreux ‘Data Centers’ ne permet tout simplement plus de gérer ces évolutions. Or les conséquences sont majeures, en termes de coûts, de maintien en condition opérationnelle et de sécurité !
Faut-il parler de nouvelle génération de ‘Data Centers’ ?
C’est vraiment le cas tant les besoins clients et les technologies évoluent vite. Cette évolution rapide des infrastructures implique d’optimiser les équipements, de simplifier l’administration des outils de sécurité et surtout de rationaliser les infrastructures. La multiplicité des systèmes et la dispersion des évolutions applicatives mènent rapidement à une complexité d’exploitation et à un manque de flexibilité contraires aux exigences des métiers ! D’où une forte attente des entreprises pour bénéficier, via des prestataires tels que Bull, d’expertises sur les nouvelles technologies dont la mise en œuvre reste complexe – comme la virtualisation. Ou encore de s’appuyer sur des processus industrialisés de services, notamment pour maîtriser la continuité de service ou la disponibilité.
Dernier point à relever : si les évolutions ne sont plus aujourd’hui pilotées par le seul besoin de réduire les coûts ; la maîtrise des budgets reste cependant un facteur déterminant des politiques engagées.
Comment avez-vous pris en compte ces évolutions majeures dans vos ‘Data Centers’ ?
Tout d’abord, nous avons mis en œuvre une méthodologie d’urbanisation et reconsidéré notre manière de traiter la dissipation thermique pour répondre aux contraintes liées à la haute densité. L’administration des énergies est au cœur de nos préoccupations. La consommation électrique constitue l’un des premiers facteurs de coût d’exploitation des centres informatiques et cette tendance va s’accélérer.
Nous avons là une grande valeur ajoutée. Nous restructurons nos centres très régulièrement et nous mutualisons ce savoir-faire pour offrir des m² optimisés. C’est la résultante d’un plan à long terme, dont l’objectif est d’anticiper l’évolution des demandes d’hébergement.
Ainsi nous avons créé des zones distinctives pour traiter de manière différenciée les problématiques de haute et de basse densité ; si la haute densité exige des moyens spécifiques, les configurations classiques répondent encore aux contraintes d’hébergement standard. Il est clair qu’une application critique ne requiert pas les mêmes dispositifs d’hébergement qu’un environnement de développement. Cette flexibilité est essentielle pour s’adapter aux besoins d’hébergement de nos clients
Autre évolution majeure : nous avons mis en place un nouveau réseau haut débit entre deux de nos sites distants de plus de 300 Kms à travers le réseau en fibre optique noire d’Agarik, notre filiale, spécialisée en hébergement d’applications Web critiques. Grâce à l’intégration des technologies DWDM (Dense Wavelength Division Multiplexing), le débit théorique maximum atteindra jusqu’à 400 gigabits par seconde. Enfin, grâce à la conception de notre site principal d’hébergement et d’infogérance en « dual building », nous pouvons également offrir la réplication synchrone pour répondre à des besoins plus spécifiques en termes de sécurité.
Enfin, nous faisons évoluer en permanence nos outils dans le domaine du stockage, de la virtualisation, de l’Open Source, non seulement pour exploiter au mieux les technologies de l’information mais aussi pour industrialiser nos dispositifs et proposer les meilleures solutions en termes de coûts et de qualité de service.
Notre priorité est d’offrir une véritable granularité de nos offres grâce à la souplesse de nos infrastructures et de proposer les meilleurs niveaux de services et de sécurité à des coûts maîtrisés. Nos sites répondent aujourd’hui aux plus fortes exigences en la matière. De telles surfaces d’hébergement sont très recherchées !
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