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n°25  |  Avril   2008
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Calcul Haute Performance : un enjeu de société majeur et un engagement stratégique de Bull

Bull est devenu un industriel incontournable du Calcul Haute Performance en Europe, avec une croissance exceptionnelle depuis trois ans, des contrats significatifs, la signature de nombreux records et des investissements importants en R&D

A la suite de la proposition faite lors de l’ouverture du CeBIT par le Président de la République française, Nicolas Sarkozy en compagnie de la Chancelière allemande, Angela Merkel sur un programme commun franco-allemand de supercalculateur, Bull a apporté les précisions suivantes.

Calcul haute Performance (HPC) : un enjeu de Société majeur...

Pour la recherche universitaire comme pour l’industrie, le calcul haute performance est devenu incontournable. Aéronautique, énergie, climatologie, sciences de la vie, finance, sport, jeux vidéos : la modélisation et la simulation ont envahi la plupart des domaines. La simulation numérique permet en particulier de réduire les coûts de développement, d'accélérer la mise sur le marché de produits innovants, plus fiables et moins consommateurs d'énergie. Pour les chercheurs, le calcul haute performance est devenu un moyen d’investigation indispensable, un atout majeur pour la compétitivité industrielle, enfin un élément fondamental de la souveraineté des Etats.

... et un engagement stratégique de Bull

La stratégie de Bull dans le domaine du calcul intensif est indissociable de son savoir-faire historique dans les réseaux complexes et dans les grands systèmes ; elle est également le reflet de son engagement comme « Architecte d'un monde ouvert® ». Cette stratégie prend tout son sens dans un marché en rupture, devant la prééminence des processeurs standards et des logiciels Open Source. Elle a notamment amené Bull à être un des pionniers dans les grands supercalculateurs à base de composants ouverts et standards, dont l'architecture en réseau « cluster » permet à ses clients de bénéficier de systèmes ouverts, très performants, très évolutifs et très compétitifs par rapport aux grands systèmes propriétaires.

Une croissance exceptionnelle

Bull a acquis une reconnaissance mondiale en juin 2006 avec TERA-10, premier grand supercalculateur conçu et développé par le Groupe pour le CEA, alors classé N°1 en Europe et N°5 mondial par sa puissance de calcul. Depuis, Bull a largement contribué à renouveler le marché du HPC, en démocratisant les solutions de calcul intensif à destination de la recherche et de l’industrie. Avec désormais plus de 100 clients dans 15 pays et sur 3 continents, la dynamique de Bull dans le HPC s'est accélérée en 2007. Mais l'objectif du Groupe est d'aller plus loin et plus vite, et de doubler dès cette année son chiffre d’affaires dans ce segment.

Des contrats significatifs

La diversité des pays, des secteurs d’activité, comme des solutions proposées par Bull, témoignent de la reconnaissance acquise par le Groupe : du TERA-10 déployé pour le CEA en 2006, au supercalculateur de plus de 25 Téraflops commandé en février dernier par l’Université de Cardiff au Royaume-Uni (chaire du Pr. Sir Martin Evans, prix Nobel de médecine 2007), de multiples supercalculateurs ont été livrés dans les universités du monde entier : au Brésil, en France, en Espagne, en Allemagne. Dans le secteur industriel, Bull compte également de nombreux clients prestigieux avec Alcan, Pininfarina, Dassault-Aviation ou Alenia … et Miracle Machine à Singapour qui a installé un supercalculateur Bull pour étudier et mieux anticiper les tsunamis.

La signature de nombreux records

Accompagnant sa dynamique commerciale, des records mondiaux viennent souligner le savoir-faire de Bull dans la conception et dans l’intégration de technologies les plus avancées. Ses technologies HPC ont permis de remporter des records de performance significatifs, en particulier dans les très grands systèmes de fichiers, dans la recherche d’images dans de très grandes bases de données (les moteurs de recherche du futur) ou dans la découverte de nouveaux nombres premiers. Récemment encore, ces systèmes ont également été à l’origine de la plus grande simulation jamais réalisée de la formation des structures de l’Univers.

Des investissements importants en R&D

Bull a mis en place les moyens humains et matériels pour créer et supporter une offre à la hauteur des exigences des grands centres de calcul scientifique et industriel. Pour se développer et croître sur le marché du HPC, Bull a recruté de nouveaux talents. Ainsi plus de 100 ingénieurs experts en technologie HPC ont rejoint Bull au cours des deux dernières années pour renforcer les équipes existantes. Ces recrutements ont concerné aussi bien les fonctions de développement, de benchmark, de marketing, de ventes, de maintenance et de management. Ces équipes constituent ainsi le groupe d'experts industriels le plus important du secteur en Europe, toutes sociétés confondues.

L'acquisition par Bull de Serviware en octobre 2007 est un investissement significatif pour accroître sa présence sur ce marché. Cette acquisition montre la volonté d’être présent aussi bien sur les grands projets académiques que sur les projets de toutes tailles dans l’industrie qui constituent le cœur de l’activité de Serviware. Elle permet d’augmenter la présence commerciale de Bull et d'élargir le panorama des expertises que le Groupe peut maintenant offrir à ses clients et prospects.

De nombreux partenariats : de la conception des plates-formes aux applications industrielles

Bull conçoit ses plates-formes avec les partenaires leaders dans leur domaine, notamment Intel pour les processeurs, Quadrics et Voltaire (Infiniband) pour les infrastructures de réseau, Data Direct Networks dans le stockage, CFS pour le système de fichier Lustre. Dans le domaine des applications pour l’industrie, Bull a conclu des partenariats avec les principaux éditeurs, en particulier Fluent/Ansys, CD-Adapco et l’ESI. Bull développe également un système d’exploitation dédié au calcul intensif ouvert et performant, dont les qualités sont reconnues par la communauté. Ce système est basé sur le système Red Hat Linux.

Pour préparer les systèmes du futur, Bull est fondateur ou membre de consortiums importants, tels que TALOS (réunissant Intel, le CEA, Quadrics et le HLRS) et ParMA intégré au programme européen ITEA2. Enfin, Bull est membre fondateur du consortium POPS dans le cadre du pôle de compétitivité SYSTEM@TIC de la Région Ile de France, pour développer les systèmes pétaflopiques.

Un acteur européen et industriel incontournable

Le retard de l’Europe dans le calcul haute performance est un phénomène de longue date. Cependant les positions semblent évoluer. De nombreux centres de recherche se sont dotés ces dernières années de supercalculateurs qui les placent aujourd’hui dans le peloton de tête du calcul intensif. La dynamique de Bull est à inscrire dans cette évolution.

La proposition faite au CeBIT renforce l'Europe du calcul haute performance et accélère son retour au premier plan. Bull est prêt à relever le défi européen et agir en composante industrielle, seul ou en partenariat. C'est une grande fierté pour Bull d'avoir anticipé, voici quelques années, l'évolution des technologies de simulation numérique. Une grande fierté pour l’industrie française et européenne, quasi inexistante dans le domaine du calcul intensif il y a quelques années, au premier rang mondial aujourd’hui, aux côtés des plus grands.

Plus que jamais, Bull est prêt à être la composante industrielle de ce nouvel élan, fort de son expérience et avec le soutien de ses partenaires industriels et technologiques.

 

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Nouvelle avancée en intelligence artificielle : une machine gagne une partie contre un maître du jeu de Go

Lors du tournoi de Go de Paris, organisé du 22 au 24 mars 2008 par la fédération française de Go (FFG), le moteur MoGo développé par l’INRIA, tournant sur un supercalculateur Bull NovaScale, a remporté une partie sur trois en 9x9 contre Catalin Taranu – 5ème DAN professionnel. Il s'agit de la première victoire homologuée, « non blitz », opposant une « machine » à un maître du Go.

Plus complexe que le jeu d’échecs, plus de combinaisons que le nombre de particules de l’Univers

En 1997, un ordinateur battait, pour la première fois, Garry Kasparov, le champion du monde des échecs. Mais le jeu de Go restait encore un domaine réservé de l’homme. Plus complexe que les échecs avec plus de 10 puissance 600 possibilités de jeu, soit plus que le nombre de particules de l’Univers, le jeu de Go représente une remarquable école de stratégie. La performance officielle « signée » par l’INRIA et Bull constitue donc une véritable prouesse.

La victoire a été remportée dans le cadre du « IA-GO Challenge », lors d’une partie dite en 9x9 (9 lignes sur 9 colonnes). Si dans une configuration 19x19 avec 9 pierres de handicap, Catalin Taranu a vaincu la machine, le maître de Go l’a toutefois qualifiée de « proche du niveau Dan », performance laissant augurer de formidables combats à venir entre l’homme et la machine.

«  Le logiciel employé pour cette victoire, fruit d'une collaboration INRIA/CNRS/LRI/CMAP, est basé sur des technologies novatrices, utilisables dans de nombreux domaines, en particulier l'économie de ressources, cruciale pour les problèmes environnementaux. Nous sommes particulièrement heureux d'avoir reçu la visite, pendant le tournoi, de chercheurs travaillant dans ces domaines et intéressés par la technologie, et remercions la FFG et les organisateurs du tournoi pour nous avoir donné l'opportunité de faire ainsi connaître ces avancées venues de la recherche fondamentale » a précisé Olivier Teytaud , chercheur à l’INRIA, responsable de l’équipe MoGo.

« Au delà du défi intellectuel et émotionnel que représente la conception d'une machine capable d'affronter les grands maîtres du jeu de Go, notre collaboration avec l'équipe MoGo a permis des avancées dans le domaine des techniques de parallélisation. Les utilisateurs de nos supercalculateurs pourront ainsi bientôt bénéficier des fruits de ces travaux dans leurs propres environnements » a déclaré Eric Monchalin , Directeur de la R&D Calcul Haute Performance de Bull.

1CNRS : Centre National de la Recherche Scientifique
2LRI : Laboratoire de Recherche en Informatique
2CMAP : Centre de Mathématiques Appliquées, Ecole Polytechnique

Pour en savoir plus
Méthode Monte-Carlo et jeu de GO sur calculateur
Informatique pour l’apprentissage et l’optimisation

A propos de l’INRIA

L'Institut national de recherche en informatique et en automatique est le seul institut public français entièrement dédié à la recherche en sciences et technologies de l'information et de la communication (STIC). Il accueille au sein de huit centres de recherche implantés dans toute la France, 3 700 personnes, dont 2 900 scientifiques. Avec un budget de 162 M€ HT, dont 20 % de ressources propres, l'INRIA joue un rôle déterminant dans les domaines suivants : « réseaux, télécoms et multimédia », « systèmes et logiciels complexes » et « modélisation, simulation et visualisation ». Il développe des collaborations avec le monde économique à travers des partenariats industriels stratégiques, le montage de consortiums ouverts et la création d'entreprises (80 créations en 20 ans) notamment au travers de sa filiale INRIA-Transfert, promoteur de quatre fonds d'amorçage.

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