Pleins feux sur un nouveau partenariat pour le stockage
avec Mark Shirman, PDG de GlassHouse Technologies
INVITE DU MOIS

De gauche à droite : Mark Shirman, Président-Directeur Général de GlassHouse Technologies et Benoît Hallez, Directeur des activités stockage de Bull.
En mars 2009, Bull concluait un partenariat avec GlassHouse Technologies pour fournir conjointement des services de conseil en stockage à travers l’Europe. Ce partenariat a pour objectif d'aider les organisations à identifier les économies potentielles réalisables en matière de stockage et de bénéficier des nouvelles technologies d’optimisation.
Quelles sont, selon vous, les principales priorités des services informatiques en matière d’infrastructures de stockage ?
Mark Shirman : Aujourd'hui, une bonne partie des infrastructures de stockage sont peu efficaces, non seulement en termes de coût et de service, mais parfois également en termes de gestion du risque. Or la résolution de ces trois problématiques peut conduire à un retour sur investissement rapide. Il est possible d’optimiser l’utilisation d’un environnement de stockage et de déplacer les données vers une infrastructure appropriée à moindre coût. Pour cela, il faut créer des processus, des systèmes et des reportings qui améliorent la transparence et fournissent les mesures adéquates.
Votre vision a-t-elle changé depuis que vous avez fondé GlassHouse en 2001 ?
MS : Pas vraiment. Nos clients manquaient alors de conseils indépendants pour optimiser leurs infrastructures de stockage. Ils avaient besoin d’une aide pratique pour combler le gap entre ce qu'il savaient et ce qu'ils devaient savoir. Cela n’a guère changé. Simplement, les environnements sont devenus plus complexes, de même que les technologies et les processus métier, et les coûts ont augmenté.
En cette période de crise, comment les services de conseil en stockage peuvent-ils aider les directions informatiques ?
MS : La première priorité aujourd'hui, ce sont les coûts ; or des budgets conséquents sont investis dans le stockage et l’infrastructure informatique. Et il arrive que les taux d’utilisation atteignent seulement 20 %. C’est comme si vous disposiez d’un entrepôt rempli à 20 % seulement et que vous en achetiez un autre. Par ailleurs, les directions informatiques doivent aussi montrer à leurs entreprises la valeur qu'ils apportent. Nous facilitons le dialogue entre les directions de manière à ce que le service informatique puisse faire valoir sa valeur ajoutée. Nous créons en quelque sorte des « héros du stockage » au sein des organisations de nos clients. Nous commençons généralement par un audit pratique de petite envergure orienté actions qui dure de 4 à 6 semaines. Ceci nous permet d'avoir très rapidement une image globale de leur infrastrucutre, et de travailler avec nos clients à la structuration de leur futur environnement. Cette première étape conduit généralement à une collaboration sur le long terme.
Pensez-vous que « l’informatique verte » participe à l’optimisation et au contrôle des coûts ?
MS : L’informatique verte est bonne pour l’environnement et elle permet de plus d’économiser en recherchant les moyens de réduire la consommation d’énergie et l’empreinte carbone des centres informatiques. Prenons l’exemple d’un projet que nous venons de terminer pour une entreprise pharmaceutique aux États-Unis : nos conseils ont permis d’obtenir des résultats équivalents à la suppression de 2 000 véhicules en circulation et à la plantation de 1 200 arbres. C’est du bon business. C'est une opération gagnant-gagnant pour tout le monde.
Prenons encore l’exemple de l'un de nos plus grands clients, un opérateur de télécommunications leader au Royaume-Uni. Ses centres informatiques représentent 0,1 % de la consommation énergétique du Royaume ; c'est considérable ! En déplaçant et en consolidant ses Data Centers, nous avons économisé des centaines de millions de dollars par la réduction de l'empreinte carbone et ouvert la voie au 'Green IT'.
Quelle est la stratégie de GlassHouse et comment le partenariat avec Bull s’intègre-t-il dans cette stratégie ?
MS : Nous avons conçu cette entreprise de manière à évoluer sans avoir à augmenter constamment notre effectif. Pour cela, nous avons créé notre propriété intellectuelle, nos outils et nos logiciels, ce qui nous a permis d'industrialiser nos services. Ils sont comparables à des produits. Ainsi, nous pouvons unir nos forces à celles d’entreprises comme Bull, qui a des relations de confiance avec ses clients, la capacité à surmonter les barrières de la langue et une grande expertise sur ces marchés.
Ce partenariat présente aussi l'avantage pour Bull de se différencier des autres fournisseurs. Notre indépendance nous rend plus crédibles que les consultants des fournisseurs de stockage. Pour nous, il ne s’agit pas seulement de vendre du matériel ; il s’agit d’améliorer le fonctionnement des environnements de stockage et de créer des relations optimales sur le long terme. C'est aussi bon pour l'image de Bull. Et les avantages pour nos clients sont majeurs : optimisation des coûts, meilleurs niveaux de service, diminution du risque et plus de transparence.

