Sommaire
Edito
Tribune
Temps fort
Succès
Paroles d'experts
Solutions
Sondage Express
En bref
Agenda
Version PDF
 

Abonnez-vous à
Bull Direct :

Votre email

Archives
Octobre 2006
Tribune

Collectivités territoriales : Bull est le premier fédérateur des meilleures pratiques !
Par Jean-Pierre Barbéris,
Directeur Général des activités Services et Solutions de Bull

"La performance du système d’information est l’un des premiers leviers de l’attractivité territoriale : fort de cette conviction et de sa connaissance des collectivités, Bull a développé des outils et des services dédiés aux nouveaux enjeux, liés aux transferts de compétences, à la maîtrise des coûts ou au suivi de la qualité de service. Explications."

Les collectivités territoriales apparaissent aujourd’hui comme l’un des secteurs les plus dynamiques en termes d’investissements dans les technologies de l’information. Comment expliquez-vous cette évolution ?
La montée en puissance des NTIC dans les collectivités est d’abord liée au rôle qu’elles jouent dans l’attractivité des territoires. Les infrastructures informatiques et de télécommunication constituent désormais un levier de développement comparable à ceux qu’étaient les infrastructures routières, ferroviaires ou aéroportuaires. L’enjeu, à l’heure où les collectivités intègrent un nombre croissant de compétences, consiste en effet à garantir aux habitants actuels et à venir d’un territoire la meilleure qualité de services, ce qui implique notamment une optimisation des systèmes d’information. Dans le même temps, l’investissement dans l’informatique apparaît comme une nécessité pour la gestion des collectivités, aussi bien en ce qui concerne les indicateurs financiers que les outils de gestion des ressources humaines. Le discours des collectivités ne consiste plus à affirmer qu’elles proposent le plus haut niveau de services ; il s’agit pour elles de suivre leurs politiques publiques et de démontrer leurs résultats en respectant leurs impératifs de maîtrise des coûts.

Que représentent aujourd’hui les collectivités territoriales dans l’activité de Bull ?
Bull a une grande légitimité sur ce secteur. Il faut retenir que Bull réalise 40 % de son chiffre d’affaires dans le secteur public et que les collectivités représentent à elles seules un tiers de cette activité.

Le rôle historique de Bull dans le secteur public français ne cantonne-t-il pas l’activité sur le seul marché hexagonal ?
Ce schéma ne correspond plus aux activités réelles de Bull. Plus de 50 % du chiffre d’affaires est aujourd’hui réalisé hors de France et le poids du secteur public est quasi équivalent dans la plupart des pays dans lesquels Bull est présent : l’Europe bien sûr, mais aussi les Etats-Unis avec les grands projets Medicaid de nombreux Etats dont celui de New York. Nous avons une présence particulièrement forte dans les pays d’Europe Centrale et de l’Est pour lesquels nous avons modernisé leurs systèmes de tarification douanière et les impôts, mais aussi dans le pays émergeants d’Amérique du Sud, d’Afrique et du Moyen-Orient. Nos expériences à l’étranger ont largement contribué à renforcer nos compétences, notamment en matière de conduite du changement.

Quelles sont les principales différences que Bull peut observer entre les politiques menées en France et à l’étranger ?
Avant de parler de différences, il faut noter que l’évolution des technologies conduit à une convergence des politiques. Concrètement, les objectifs visés sont de plus en plus proches et les différences concernent davantage l’état d’avancement des projets et les modèles d’organisation. Ainsi, on observe que les pays anglo-saxons et l’Europe du nord sont beaucoup plus ouverts à l’externalisation et multiplient les projets de centres de services partagés. Par ailleurs, une autre ligne sépare les pays traditionnellement centralisés et ceux qui ont mis en place des organisations très décentralisées. Dans ce contexte, il n’est pas pertinent d’isoler, par exemple, une Europe méditerranéenne qui serait en retrait d’une Europe du nord avant-gardiste. Ainsi, l’Angleterre a fortement recours à l’externalisation tout en maintenant une organisation centralisée par grandes régions, tandis que l’Italie a peu recours à la sous-traitance tout en ayant plusieurs longueurs d’avance dans le domaine de la décentralisation. Au-delà, il ne faut pas perdre de vue que certaines grandes régions européennes ont vu leurs effectifs croître de 50 % et plus en quelques années tandis que d’autres tentent de les stabiliser.

Dès lors, quelles sont les tendances communes à tous les pays ?
Logiquement, l’une des principales tendances concerne l’efficacité des politiques publiques pluriannuelles d’un point de vue finance et effectifs alloués et la gestion de l’aide sociale. Au-delà, nous constatons une croissance forte et continue de l’Open Source, qui s’explique à la fois par l’indispensable ouverture des systèmes d’information et par les impératifs de maîtrise des dépenses.
Autre constante : le décisionnel et le besoin de nouveaux indicateurs, permettant de mesurer continuellement l’efficacité de l’action de la collectivité. Citons également l’évolution des cadres réglementaires qui, notamment, font de la sécurité une condition sine qua non. De la même manière, nous voyons se généraliser les projets de regroupement des services de back-office. C’est notamment le cas, en France, dans les communautés de communes.

Quelles sont les valeurs ajoutées de Bull qui permettraient aux collectivités de mieux relever ces défis ?
La première est assurément la compréhension des objectifs et des enjeux des collectivités territoriales. En résumé, nous considérons comme elles que l’informatique doit à la fois contribuer à l’attractivité des territoires, permettre à la collectivité de maîtriser ses dépenses et lui donner des outils d’aide à la décision. C’est ce qui explique l’importance de notre division “Conseil”, Bull Management, qui compte plus de 300 personnes et qui est autant dédiée à accompagner la conduite du changement qu’à identifier les outils les plus adaptés en matière de décisionnel. Par ailleurs, Bull propose quatre autres métiers, depuis l’intégration de systèmes jusqu’à l’infogérance, en passant par la sécurité et les solutions d’infrastructures.
Dans tous les cas, Bull s’est organisé pour partager les objectifs des collectivités. C’est bien sûr le cas dans le domaine de la gestion financière, où Bull dispose avec Coriolis d’une solution reconnue et éprouvée. Nous avons également accompagné la montée en puissance de l’Open Source en mobilisant nos deux centres de services, à Grenoble et en région PACA ; ce dernier étant spécialement dédié aux collectivités territoriales, avec notre offre Libre Cité. En matière de sécurité, nos compétences s’étendent jusqu’à la mise en place de la signature unique, à la conception des plans de secours ou à la gestion de la vidéo surveillance.
Dans le même esprit, Bull a su développer des solutions de mobilité dédiées aux besoins des collectivités, comme dans le cas de l’optimisation des tournées dans le cadre de la collecte des ordures ménagères et des encombrants.
Enfin, l’expérience montre que Bull est lui-même un centre de veille pour ses clients. Notre connaissance du secteur public et notre large présence nous permettent d’anticiper l’évolution des transferts de compétences. Le travail que nous menons en aval, dans les ministères et les services centraux de l’Etat ou avec la Caisse des Dépôts, nous met en position d’être “en avance de phase” sur ces dossiers. Notre proximité avec différents acteurs des services publics est de ce point de vue un atout majeur.

Concrètement, avec quels types de collectivités Bull travaille-t-il ?
Bull est largement présent dans les moyennes et grandes collectivités territoriales, dont les besoins correspondent à notre offre de services et de produits. Sur le terrain, notre rôle s’apparente à celui d’un fédérateur des meilleures pratiques. Le secteur des collectivités territoriales apparaît en effet à la fois très identitaire et fragmenté. La concurrence croissante entre les territoires génère logiquement de nouveaux besoins de benchmarking alors que les différentes collectivités sont dans le même temps convaincues de la nécessité d’échanger des informations. Derrière cette apparente contradiction, on voit apparaître une logique commune, qui conduit à une montée en charge des services mutualisés et des centres d’hébergement des systèmes d’information. De fait, les objectifs que se fixent les collectivités en matière de qualité et de disponibilité des services, de plus en plus souvent 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, rendent ces solutions incontournables, car difficiles à réaliser en interne. Cela devient, concrètement, le cœur du métier de Bull.

Cet entretien a été réalisé par CIO pour son numéro hors série secteur public.

Lire aussi : Llivre blanc "Les technologies de l’information au service de la dynamique des territoires"


Contact  |  Site map  |  Legal  |  Privacy