Pour répondre très
vite aux besoins des métiers, ils doivent satisfaire aux
exigences de service de plus en plus élevées des
directions opérationnelles, en termes de taux de disponibilité des
applications critiques, de rapidité d’accès
aux données et de continuité de service. Ce sont
des impératifs absolus. Or les DSI sont confrontés
en parallèle à la gestion des risques menaçant
la sécurité et la disponibilité de ces applications.
Ils doivent pour cela mettre en œuvre des dispositifs leur
assurant une visibilité totale de leur SI et une sécurité sans
faille. Cela passe, entre autre, par des dispositifs de sauvegarde
et de réplication entre les sites distants, en intégrant
parfois de très fortes contraintes propres à leur
métier, comme la distance entre les sites de production
et de secours (distance supérieure à 300 Kms pour
certains métiers).
L’arrivée massive de serveurs à haute densité a
un impact immédiat sur les ‘Data Centers’ :
certains sont littéralement saturés ou en passe
de l’être et la densité des infrastructures
informatiques devient une préoccupation majeure, avec
de surcroît, les problématiques de consommation électrique
et de dissipation thermique. La conception initiale de nombreux ‘Data
Centers’ ne permet tout simplement plus de gérer
ces évolutions. Or les conséquences sont majeures,
en termes de coûts, de maintien en condition opérationnelle
et de sécurité !
Faut-il parler de nouvelle génération de ‘Data
Centers’ ?
C’est vraiment le cas tant les besoins clients et les technologies évoluent
vite. Cette évolution rapide des infrastructures implique
d’optimiser les équipements, de simplifier l’administration
des outils de sécurité et surtout de rationaliser
les infrastructures. La multiplicité des systèmes
et la dispersion des évolutions applicatives mènent
rapidement à une complexité d’exploitation
et à un manque de flexibilité contraires aux exigences
des métiers ! D’où une forte attente des
entreprises pour bénéficier, via des prestataires
tels que Bull, d’expertises sur les nouvelles technologies
dont la mise en œuvre reste complexe – comme la virtualisation.
Ou encore de s’appuyer sur des processus industrialisés
de services, notamment pour maîtriser la continuité de
service ou la disponibilité.
Dernier point à relever : si les évolutions ne
sont plus aujourd’hui pilotées par le seul besoin
de réduire les coûts ; la maîtrise des budgets
reste cependant un facteur déterminant des politiques
engagées.
Comment avez-vous pris en compte ces évolutions majeures
dans vos ‘Data Centers’ ?
Tout d’abord, nous avons mis en œuvre une méthodologie
d’urbanisation et reconsidéré notre manière
de traiter la dissipation thermique pour répondre aux
contraintes liées à la haute densité. L’administration
des énergies est au cœur de nos préoccupations.
La consommation électrique constitue l’un des premiers
facteurs de coût d’exploitation des centres informatiques
et cette tendance va s’accélérer.
Nous avons là une grande valeur ajoutée. Nous
restructurons nos centres très régulièrement
et nous mutualisons ce savoir-faire pour offrir des m² optimisés.
C’est la résultante d’un plan à long
terme, dont l’objectif est d’anticiper l’évolution
des demandes d’hébergement.
Ainsi nous avons créé des zones distinctives pour
traiter de manière différenciée les problématiques
de haute et de basse densité ; si la haute densité exige
des moyens spécifiques, les configurations classiques
répondent encore aux contraintes d’hébergement
standard. Il est clair qu’une application critique ne requiert
pas les mêmes dispositifs d’hébergement qu’un
environnement de développement. Cette flexibilité est
essentielle pour s’adapter aux besoins d’hébergement
de nos clients
Autre évolution majeure : nous avons mis en place un
nouveau réseau haut débit entre deux de nos sites
distants de plus de 300 Kms à travers le réseau
en fibre optique noire d’Agarik, notre filiale, spécialisée
en hébergement d’applications Web critiques. Grâce à l’intégration
des technologies DWDM (Dense Wavelength Division Multiplexing),
le débit théorique maximum atteindra jusqu’à 400
gigabits par seconde. Enfin, grâce à la conception
de notre site principal d’hébergement et d’infogérance
en « dual building », nous pouvons également
offrir la réplication synchrone pour répondre à des
besoins plus spécifiques en termes de sécurité.
Enfin, nous faisons évoluer en permanence nos outils dans le domaine du stockage, de la virtualisation, de l’Open
Source, non seulement pour exploiter au mieux les technologies
de l’information mais aussi pour industrialiser nos dispositifs
et proposer les meilleures solutions en termes de coûts
et de qualité de service.
Notre priorité est d’offrir une véritable
granularité de nos offres grâce à la souplesse
de nos infrastructures et de proposer les meilleurs niveaux de
services et de sécurité à des coûts
maîtrisés. Nos sites répondent aujourd’hui
aux plus fortes exigences en la matière. De telles surfaces
d’hébergement sont très recherchées
!
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